Communiqué sur la Loi Sécurité Globale

L’UJA de Nanterre a découvert avec effroi les images de “l’évacuation” d’un campement de réfugiés installé dans la soirée du 23 novembre, Place de la République, à Paris

 

Les scènes de violences par des membres des forces de l’ordre envers les différentes personnes présentes sur les lieux (personnes en situation d’extrême précarité, personnel associatif, journalistes, avocats, etc) alertent sur l’utilisation illégale et disproportionnée de la force lors de rassemblements et manifestations.

Ces évènements soulignent la nécessité de permettre aux journalistes de remplir leur mission d’information du public dans des conditions dignes d’un État de droits, et particulièrement « le pays des droits de l’homme ».

L’UJA de Nanterre rappelle sa ferme opposition à la Loi Sécurité Globale, qui prévoit notamment :

  • l'interdiction de diffuser des images montrant « un fonctionnaire de la police nationale ou un militaire de la gendarmerie nationale » dans l'exercice de ses fonctions « dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité́ physique ou psychique », Article 24 - I ;

  • l'usage de drones pour surveiller les manifestations et les frontières. Ces dispositions constituent un danger pour la liberté d’informer et la liberté d’expression. Les évènements qui se sont déroulés dans la soirée du 23 novembre, Place de la République à Paris, mettent la lumière sur l’impérieuse nécessité de filmer et diffuser afin d’informer.

L’UJA de Nanterre rappelle les termes du communiqué de presse de la FNUJA en date du 17 novembre 2020 et s’associe à la motion adoptée par l’Assemblée Générale du Conseil National des Barreaux le 13 novembre 2020 qui « demande aux parlementaires de ne pas voter une loi si attentatoire aux libertés individuelles et aux droits fondamentaux ».

Précédent
Précédent

Communiqué contre le recours à la visioconférence aux Assises

Suivant
Suivant

Question de la représentation à l'audience en matière correctionnelle